Hellfest 2026 : live report du jeudi entre metalcore, légendes rock et hommage à Ozzy Osbourne
- il y a 8 heures
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Deuxième année au Hellfest en tant que média, donc je tiens d’abord à remercier le festival pour le renouvellement de sa confiance, qui me permet de vous partager l’événement au plus près. Vous avez d’ailleurs été très nombreux à suivre les stories en direct sur le compte Instagram. Tout est disponible en story à la une.
Arrivé le jeudi matin afin de profiter de l’ouverture du festival, j’ai pu voir un maximum de groupes malgré une chaleur, encore une fois, assez intense. Mieux organisé que l’année dernière, de mon côté mais aussi du côté du festival, notamment avec des zones d’ombre prévues pour les photographes au niveau des Mainstages, l’expérience a été plus agréable cette année.
Vous trouverez également une galerie photo en fin de page. Je n’ai malheureusement pas pu capturer tous les concerts, mais cela vous donnera tout de même un bel aperçu de l’ambiance.
PS : je ne détaillerai pas forcément les setlists des groupes. L’idée ici est plutôt de partager quelques anecdotes et mon ressenti global sur les performances.
WE CAME AS ROMANS - Mainstage 01
L’ouverture du festival se fait avec We Came As Romans, groupe de metalcore américain, et selon moi l’une des meilleures façons de lancer cette édition. Avec son metalcore agressif et ses breakdowns puissants, le groupe remplit haut la main son rôle. Les musiciens transmettent une vraie joie d’être là, et ça se ressent immédiatement. Une très bonne note d’ouverture.

SATANIC SURFERS - Warzone
Changement de registre avec les punk rockers de Satanic Surfers, et quel plaisir de retrouver l’ambiance de la Warzone. Le groupe livre une prestation agréable, énergique et entraînante. Leur style pourrait presque laisser croire qu’ils viennent de Californie, mais Satanic Surfers sont bien suédois. Bref, un bon moment.

MIKKEY DEE & FRIENDS - Mainstage 02
En passant devant la Mainstage 02 pour rejoindre le pit photo, je tombe sur Mikkey Dee derrière les fûts, accompagné de ses “friends”. La première chose qui saute aux yeux, c’est cette impression étrange de voir Lemmy réapparaître sur la scène du Hellfest. Lemmy ? Pas vraiment. Il s’agit plutôt d’un sosie qui reprend tous les codes : micro incliné, basse Rickenbacker, attitude copiée jusque dans les détails. Dommage, car on a davantage l’impression d’assister à un concert de tribute band qu’à un véritable hommage.
THE PLOT IN YOU - Mainstage 01
C’est ensuite au tour de The Plot In You de fouler les terres de Clisson. Le groupe propose un metalcore moderne, mais qui fonctionne un peu moins sur moi. Le chanteur semble peiner par moments, ce qui peut se comprendre vu la chaleur écrasante, mais cela me sort un peu du concert.
THE PRETTY RECKLESS - Mainstage 02
Première grosse attente pour moi, et aucune déception : The Pretty Reckless livre un show monstrueux. J’assiste clairement au concert que je rêvais de voir. Taylor Momsen est envoûtante, portée par une voix incroyable, et la section rythmique est tout simplement bluffante.
La setlist raccourcie aide aussi beaucoup : uniquement des titres forts, entre classiques qui ont fait le succès du groupe et morceaux plus récents qui se fondent parfaitement avec les anciens. Taylor joue régulièrement avec le public, occupe la scène avec une vraie présence, et le groupe déroule un superbe concert du début à la fin.

LAGWAGON - Warzone
En décidant de faire l’impasse sur les légendes de Deep Purple pour découvrir Lagwagon, je tiens peut-être mon regret de la journée. Le groupe livre pourtant un show carré, avec cette énergie punk rock très détendue qui évoque parfois une forme de surf music. Les musiciens font le boulot, mais il me manque un peu de panache pour vraiment rentrer dedans. Je décide donc de rejoindre la fin du concert de Deep Purple, avant d’en profiter pour aller manger un bout.

THE HALO EFFECT - Altar
En passant devant l’Altar, j’en profite pour découvrir The Halo Effect, que je ne connaissais pas vraiment. Et je dois dire que je passe un excellent moment devant leur concert. Le groupe évolue dans un death metal mélodique qui n’est pas forcément mon genre de prédilection, mais la prestation me donne envie de me plonger dans leur discographie. Ce qui est plutôt bon signe.

PAPA ROACH - Mainstage 01
Papa Roach est devenu pour moi une sorte de rituel de passage en festival. Pas forcément uniquement au Hellfest, mais c’est typiquement le groupe que l’on retrouve régulièrement et qui fonctionne partout. Comme d’habitude, pas besoin de longues présentations : on a droit à un show carré, puissant et fédérateur.
La foule passe un excellent moment et reprend quasiment tous les titres à tue-tête. Petit moment fort du concert : Jacoby Shaddix est rejoint sur scène par son fils pour chanter Braindead en duo. La relève semble assurée.
ALICE COOPER - Mainstage 02
Que dire d’Alice Cooper ? Approchant des 80 ans, on pourrait croire que ses meilleures années sont derrière lui. Et pourtant... c’est un superbe show que nous réserve le groupe.
Le son est magistral, les animations sont toujours aussi fidèles à l’univers du maître : monstre de Frankenstein, décapitation, combat au sabre... tout est là. Même si l’on connaît déjà toutes les gimmicks du groupe, la magie fonctionne encore. On passe un excellent moment devant des musiciens solides, et du haut de ses 78 ans, Alice Cooper livre une prestation plus que convaincante. À croire que le musicien ne vieillit pas.
Mention spéciale également à la guitariste qui remplace Nita Strauss, Anna Cara, tout simplement imparable sur scène.

HOMMAGE À OZZY OSBOURNE
Suite au show d’Alice Cooper, nous avons droit à un hommage particulièrement touchant à Ozzy Osbourne. Dans un premier temps, des images d’archives du musicien sont diffusées sur les écrans, pendant que Mama, I’m Coming Home résonne en fond sonore.
Puis vient un magnifique feu d’artifice lancé sur Bark at the Moon, offrant un moment à la fois spectaculaire et chargé d’émotion. Une belle façon de saluer une dernière fois le Prince des Ténèbres.
RIP Ozzy.

BRING ME THE HORIZON - Mainstage 01
N’appréciant le groupe que de loin, j’étais tout de même curieux d’assister au show des Britanniques. Et la première chose qui frappe, c’est l’énormité de leur production scénique : lasers, jeux de lumières, caméras partout, utilisation de l’IA pour interagir avec le public... difficile de ne pas être impressionné.
Les chansons restent très accessibles au plus grand nombre, même si elles ne me font pas forcément réagir plus que ça. En revanche, le show est vraiment carré, puissant et visuellement très ambitieux. On regrette tout de même un peu le manque de spontanéité, qui semble passer au second plan face à une production aussi millimétrée.
J’aurais aussi aimé un peu plus d’équilibre entre les membres du groupe, car tout semble beaucoup tourner autour d’Oliver Sykes. Mais après tout, c’est peut-être simplement le choix artistique de Bring Me The Horizon.

SOCIAL DISTORTION - Warzone
Je décide de terminer cette première journée particulièrement chaude avec les vétérans de Social Distortion. Et ces derniers défendent merveilleusement bien leur dernier album en date, très bon au passage.
Du vrai punk à l’ancienne, toujours aussi efficace, porté par une foule venue en grand nombre. Une belle façon de conclure cette première journée au Hellfest.



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