ROYAL REPUBLIC - Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand) - 6.03.2026 - Live Report
- il y a 2 heures
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Après avoir foulé les planches du Hellfest l’été dernier, les Suédois de Royal Republic sont de retour sur les routes européennes. Le groupe, actif depuis plus de seize ans, faisait escale ce 6 mars à la La Coopérative de Mai pour une soirée qui s’annonçait explosive.
Avec leur mélange assumé de rock, de metal, de pop et même de funk, les Scandinaves ont bâti une identité musicale unique, difficile à classer mais redoutablement efficace sur scène. Et ce soir, une chose est sûre : le public clermontois est prêt à répondre présent.
THE INTERSPHERE
La soirée débute avec The Intersphere, groupe allemand évoluant dans un registre rock alternatif aux touches progressives.
La salle est déjà bien remplie lorsque le groupe monte sur scène. Pourtant, l’ambiance reste relativement calme. La musique, plus introspective et technique, ne pousse pas forcément le public à s’emballer immédiatement. Les compositions sont solides, les musiciens impeccables techniquement, mais le style reste assez posé.
Sans être désagréable, ce set agit davantage comme une mise en bouche avant le plat principal. Pour certains, dont moi, c’est plus un moment d’attente qu’un véritable moment de transcendance, même si l’ensemble reste tout à fait honorable pour lancer la soirée.
ROYAL REPUBLIC
Après une petite demi-heure de changement de plateau, les lumières s’éteignent et Royal Republic déboule sur scène avec My House, qui met immédiatement la salle en ébullition.
Ce qui frappe d’entrée, c’est la scénographie : sobre, mais terriblement efficace. Un éclair électrique derrière la batterie et quelques panneaux LED suffisent à créer une atmosphère visuelle impressionnante. Les jeux de lumières sont magnifiques et accompagnent parfaitement l’énergie du groupe. Et au fond, aucune supercherie n’est nécessaire : pas de flammes, pas de ballons, simplement quatre musiciens qui savent exactement comment captiver une salle.
Le guitariste-chanteur Adam Grahn se révèle particulièrement à l’aise face au public. Charismatique et taquin, il pourrait presque porter le show à lui seul, mais chacun des membres du groupe trouve sa place et multiplie les interactions avec le public tout au long du concert.
Les titres s’enchaînent avec une efficacité redoutable : les classiques Full Steam Spacemachine ou Boots côtoient des morceaux plus récents comme LoveCop et My House. Moment désormais incontournable du concert : l’interprétation acoustique de Boomerang, présentée avec humour par le chanteur comme « l’occasion pour les musiciens de se reposer cinq minutes… et de prendre quelques photos ».
L’énergie du groupe se transmet immédiatement à la foule, notamment lors de la reprise d’ABBA avec Stayin’ Alive, devenue un véritable classique de leurs concerts, tout comme Venus.
Moment inattendu de la soirée : Adam Grahn descend dans la fosse pour faire rire le public et choisir un spectateur chanceux qui l’accompagnera sur Ain’t Got Time, transformant encore davantage la salle en véritable fête collective.
Porté par un son impeccable et des lumières toujours aussi spectaculaires, le concert se dirige vers son final avec la reprise musclée de Battery de Metallica, avant de conclure avec les incontournables Lazerlove et Rata-Tata.
Il est alors temps de dire au revoir au groupe et de remercier Royal Republic pour cette soirée débordante d’énergie.
Une chose ressort clairement de ce concert : les albums studio ne rendent pas totalement justice à la puissance scénique du groupe. Sur disque, leurs morceaux sont efficaces. Sur scène, ils deviennent de véritables machines à faire danser et chanter une salle entière.
Si vous avez l’occasion de voir Royal Republic en live, ne la manquez pas : c’est là que leur musique prend toute sa dimension.


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