BLACK LABEL SOCIETY – Engines of Demolition - Chronique
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27/03/2026 | 58 min | Heavy Rock | Spinefarm Music Group
TRACKLIST
Name in Blood
Gatherer of Souls
The Hand of Tomorrows Grave
Better Days & Wiser Times
Broken and Blind
The Gallows
Above & BElow
Back To Me
Lord Humungus
Pedal To The Floor
Broken Pieces
The Stranger
Ozzy's Song

CHRONIQUE
Il aura fallu du temps, mais pas du repos. Entre ses tournées avec Pantera, son projet Zakk Sabbath et un hommage marquant à Ozzy Osbourne, Zakk Wylde n’a jamais levé le pied. Un an et demi après un premier single prometteur, Engines of Demolition débarque enfin, marquant le retour attendu de Black Label Society avec une tournée européenne dans le viseur. Et autant le dire tout de suite : la formule n’a pas changé, mais elle reste redoutablement efficace.
Dès les premières notes, le groupe impose sa signature sonore : des riffs lourds, massifs, presque primitifs dans leur approche, mais toujours portés par ce sens du groove qui fait toute la différence. La production va droit au but, sans artifices, laissant respirer chaque instrument. La voix de Zakk Wylde, éraillée et habitée, surplombe l’ensemble avec une aisance qui rappelle pourquoi il reste une figure incontournable du heavy moderne.
Côté compositions, Engines of Demolition coche toutes les cases du cahier des charges BLS. Des titres comme “Lord Humungus” ou “Gatherer of Souls” frappent fort, avec des structures simples mais terriblement efficaces. On est ici dans une approche presque instinctive du metal, où l’impact prime sur la complexité. Et ça fonctionne, encore et toujours. Le groupe ne cherche pas à réinventer son identité — il la perfectionne.
Mais là où Black Label Society excelle particulièrement, c’est dans l’art de la respiration. Les ballades, marque de fabrique du groupe, viennent équilibrer l’ensemble avec justesse. “Better Days & Wiser Times” et “Back To Me” apportent une dimension plus introspective, presque mélancolique, qui donne de la profondeur à l’album. Ce contraste est essentiel, et BLS le maîtrise à la perfection.
Impossible enfin de passer à côté de “Ozzy’s Song”, moment suspendu de l’album. Véritable hommage au regretté Ozzy Osbourne, ce morceau touche juste, sans tomber dans le pathos. On sent ici toute la sincérité de Zakk Wylde, qui livre une performance chargée d’émotion, presque intime. Un titre qui résonne bien au-delà de la musique.
Sans révolutionner sa formule, Engines of Demolition prouve que Black Label Society reste une valeur sûre. Solide, efficace et sincère, l’album aligne riffs accrocheurs et moments d’émotion avec une maîtrise évidente. Un retour réussi qui ravira les fans… et qui rappelle que parfois, rester fidèle à son ADN est la meilleure des stratégies.



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