EXODUS – Goliath - Chronique
- 10 mars
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 avr.

20/03/2026 | 50 min | Thrash Metal | Napalm Records
TRACKLIST
3111
Hostis Humani Generis
The Changing Me
Promise You This
Goliath
Beyond The Event Horizon
2 Minutes Hate
Violence Works
Summon Of The God Unknown
The Dirtiest Of The Dozen

CHRONIQUE
Quand Exodus revient avec un nouvel album, difficile de ne pas tendre l’oreille. Avec Goliath, le groupe marque aussi le retour de Rob Dukes au chant, une annonce qui ravira les fans de la période la plus agressive du groupe. Face à Steve 'Zetro' Souza, Dukes propose une approche plus brute et frontale, et ce retour donne immédiatement une couleur particulière à ce nouvel opus.
Goliath n’est pas un album qui se livre immédiatement. Dès les premières écoutes, on sent qu’Exodus cherche à proposer quelque chose d’un peu différent. Entre morceaux plus directs et compositions plus travaillées, l’ensemble peut surprendre, mais cette diversité finit par devenir une vraie force. Des titres comme “The Changing Me” montrent une volonté d’explorer de nouvelles textures, ce qui apporte un vent de fraîcheur appréciable.
Le retour de Rob Dukes est clairement une réussite. Sa voix reste aussi rageuse et habitée, apportant une énergie brute à l’album. Même lorsque les tempos se font plus lourds, il conserve cette intensité qui fait toute la différence. On aurait pu espérer encore plus de morceaux taillés pour sa violence naturelle, mais sa performance reste un des piliers de Goliath.
Exodus ralentit parfois le jeu, propose des structures plus variées et sort légèrement de sa zone de confort. Si tous les morceaux ne marquent pas de la même manière, plusieurs titres tirent clairement leur épingle du jeu. Cette évolution donne à l’album une identité moins monolithique et plus nuancée, ce qui peut séduire sur la durée.
Après plus de 40 ans de carrière, peu de groupes peuvent encore se permettre d’expérimenter. Exodus le fait ici avec sincérité. Le groupe n’a plus rien à prouver et préfère avancer plutôt que de recycler ses acquis. Cette prise de risque mérite d’être soulignée, car elle montre une formation toujours vivante et créative.
Gary Holt reste un pilier incontournable. Si certains riffs paraissent plus simples qu’à l’accoutumée, ils n’en restent pas moins efficaces et servent les compositions avec justesse. L’approche est peut-être moins démonstrative, mais elle s’inscrit dans une volonté globale de laisser respirer les morceaux.
Goliath est un album solide et sincère qui gagne à être réécouté. Porté par un Rob Dukes en grande forme et une vraie envie d’évolution, Exodus livre un disque moins frontal mais plus riche qu’il n’y paraît au premier abord. Une sortie qui confirme que le groupe sait encore surprendre, même après des décennies de carrière.



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