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Frankenstein - Critique

  • Photo du rédacteur: Maxime Lhuilier
    Maxime Lhuilier
  • 13 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Frankenstein 2025 - Critique

SYNOPSIS


Fin du XVIIIe siècle. Victor Frankenstein, scientifique visionnaire et ambitieux, se consacre corps et âme à un projet dément : recréer la vie à partir de restes humains, et ainsi remporter sa conquête obsédée de la mort. Financé par un mécène aux obscures motivations, Victor finit par donner vie à sa créature. Mais, au lieu de l’aimer comme un fils, il la rejette et l’enferme. Rejetée et meurtrie, celle-ci finit par se retourner contre lui.


Frankenstein 2025 - Critique

07/11/2025 (VOD) | 1H47 | Fantastique | Guillermo del Toro




CRITIQUE


Guillermo del Toro n’a jamais caché son amour pour les monstres. Avec Frankenstein, il signe l’un de ses projets les plus personnels et ambitieux, revisitant le mythe de Mary Shelley à travers sa propre sensibilité visuelle et émotionnelle. À l’instar d’un Tim Burton, il impose une signature immédiatement reconnaissable : un univers foisonnant, baroque et profondément humain, où le fantastique sert avant tout à interroger la nature de l’âme.


Dès les premières images, la patte de del Toro fascine. Les décors, d’une beauté envoûtante, mêlent gothique et romantisme avec une maîtrise rare. L’atmosphère, entre clair-obscur et poésie macabre, renoue avec la grande tradition du cinéma expressionniste tout en lui insufflant une modernité bienvenue. Loin d’une simple relecture d’horreur, Frankenstein se présente comme une fresque dramatique sur la création, la solitude et la quête d’identité.



Frankenstein 2025 - Critique

Côté interprétation, le film impressionne. Jacob Elordi livre une performance bouleversante dans la peau du monstre, à la fois terrifiant et déchirant. Son face-à-face avec Oscar Isaac, incarnant un Victor Frankenstein plus tourmenté que jamais, donne lieu à des scènes d’une intensité rare. Leur alchimie fonctionne à merveille, rappelant que le véritable cœur du récit réside dans le lien tragique entre créateur et créature. Mia Goth, quant à elle, brille dans le rôle d’Elizabeth, ici réinventée en belle-sœur de Victor. Elle apporte une touche de grâce et de mystère, renforçant encore la dimension mélancolique du film.


Del Toro prend quelques libertés avec le roman original, mais toujours avec intelligence. Le choix audacieux de diviser le film en deux parties — l’une racontée du point de vue de Victor, l’autre de celui du monstre — permet d’explorer en profondeur les deux âmes du récit. Certes, la seconde moitié souffre de quelques longueurs, mais cette lenteur participe aussi à l’immersion et à la gravité de la narration.


La bande originale signée Alexandre Desplat parachève cette œuvre majestueuse. Entre thèmes orchestraux poignants et nappes mélancoliques, la musique sublime chaque émotion et confère au film une aura presque sacrée. Si certains regretteront un manque de frissons purement horrifiques, Frankenstein s’impose avant tout comme une tragédie gothique, poétique et profondément humaine. Dommage que le film soit sorti directement sur Netflix : une sortie en salle aurait sans doute encore davantage sublimé son univers visuel et émotionnel.


Frankenstein 2025 - Critique

Guillermo del Toro livre ici une adaptation magistrale : à la fois respectueuse de l’esprit de Shelley et intensément personnelle. Frankenstein n’est pas seulement un film sur un monstre, mais sur ce qui nous rend humains — nos fautes, nos rêves et notre désir d’amour.




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