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LOST SOCIETY – Hell Is A State Of Mind - Chronique

  • il y a 16 heures
  • 2 min de lecture

LOST SOCIETY – Hell Is A State Of Mind - chronique


06/03/2026 | 38 min | Thrash / Metalcore | Nuclear Blast


TRACKLIST


  1. After Life

  2. Blood Diamond

  3. Synthetic

  4. This What You Wanted

  5. L'appel Du Vide

  6. Kill The Light

  7. No Longer Human

  8. Dead People Scare Me (But The Living Make Me Sick)

  9. Personal Judas

  10. Hell Is A State Of Mind


LOST SOCIETY – Hell Is A State Of Mind - chronique


CHRONIQUE


Originaire de Finlande, Lost Society a longtemps été synonyme de vitesse, de riffs tranchants et d’une fougue thrash juvénile. La première trilogie du groupe respirait l’urgence, la rage et une exécution 100% old-school modernisée. Mais depuis quelques albums, le virage metalcore est assumé — au risque de diviser. Avec ce sixième opus, Hell Is A State Of Mind, les Finlandais confirment définitivement leur nouvelle direction. Inutile d’espérer un retour en arrière : le thrash appartient au passé. Il faut donc juger ce disque pour ce qu’il est… et non pour ce qu’il aurait pu être.


Dès les premières minutes, le ton est clair : structures calibrées, refrains accrocheurs, breakdowns efficaces et production massive. Lost Society ne cherche plus à courir après la vitesse, mais après l’impact. Le chant alterne entre agressivité contrôlée et lignes plus mélodiques, dans une approche très contemporaine du metalcore. Loin du chaos frénétique des débuts, le groupe privilégie désormais la construction et l’accessibilité.




L’album tient debout. La production est propre, puissante, moderne. Des titres comme “Afterlife” ou “Dead People Scare Me (But The Living Make Me Sick)” montrent un savoir-faire évident : refrains efficaces, dynamique maîtrisée, tension bien dosée. Les morceaux s’enchaînent avec fluidité et l’ensemble reste cohérent. Le problème ? Tout cela sonne familier. Très familier. On est dans un metalcore classique, appliqué, mais rarement surprenant.


Là où le bât blesse, c’est dans cette absence d’identité forte. Lost Society avait su marquer les esprits avec son thrash énergique et reconnaissable entre mille. Ici, difficile de distinguer le groupe de la masse actuelle. Certains morceaux peinent même à convaincre, notamment “Blood Diamond”, dont les nappes de synthétiseurs omniprésentes deviennent franchement envahissantes, voire irritantes. L’expérimentation est louable, mais le résultat dilue l’intensité.


Si vous cherchez les sensations des premiers albums thrash, la déception sera inévitable. Hell Is A State Of Mind ne regarde pas en arrière. En revanche, en l’abordant comme un pur album de metalcore moderne, l’écoute devient plus indulgente. Quelques titres fonctionnent réellement, et l’ensemble reste professionnel et cohérent. Simplement, on ne retrouve plus cette étincelle distinctive qui faisait la singularité du groupe.



Lost Society confirme son évolution et semble définitivement tourner la page thrash. Hell Is A State Of Mind est un album correct, bien produit et efficace dans son registre metalcore, mais qui manque cruellement d’identité et de prise de risque marquante. Un disque qui plaira aux amateurs du genre… mais qui laissera les nostalgiques sur le bord de la route.

chronique album metal







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