SLASH - Live at the S.E.R.P.E.N.T. Festival - Chronique
- Maxime Lhuilier

- 7 nov.
- 2 min de lecture

07/11/2025 | 95 min | Blues | earMusic
TRACKLIST
Intro
Parchman Farm Blues
Killing Floor
Born Under a Bad Sign
Oh Well
Big Legged Woman
Key to the Highway
Papa Was a Rollin' Stone
Stormy Monday
The Pusher
Metal Chestnut
Crossroads
Stone Free
It Takes a Lot to Laugh, It Takes a Train to Cry
Shake Your Money Maker

CHRONIQUE
Attendre un nouvel album des Guns N’ Roses relève sans doute du fantasme nostalgique. Mais pendant que la légende du rock s’endort doucement, l’un de ses piliers, Slash, continue d’avancer avec un appétit intact. Fidèle à son instinct et à son amour du blues, le guitar hero revient avec Live at the S.E.R.P.E.N.T., un enregistrement brut et vibrant issu du festival qu’il a lui-même initié pour accompagner la sortie de son excellent Orgy of the Damned. Et une chose est sûre : le serpent a du venin dans les doigts.
Dès les premières notes, on sent que ce live n’est pas une simple reproduction d’album. C’est une célébration. Slash s’entoure de musiciens chevronnés qui partagent son amour du blues et du jeu instinctif. Le résultat : une alchimie totale, un son chaud, organique, loin des productions aseptisées. Chaque solo semble naître dans l’instant, chaque riff vibre d’une sincérité rare. On retrouve cette liberté de groupe qu’on croyait perdue, cette envie de jouer pour le plaisir, sans artifice.
Sur scène, Slash se fait à la fois maître et serviteur du groove. Il ne cherche pas la performance technique, mais le feeling. Les titres d’Orgy of the Damned prennent ici une dimension nouvelle, plus vivante, plus rugueuse. Les arrangements respirent, les improvisations s’étirent sans ennui, et le public se laisse happer par cette communion entre le musicien et son art. Ce live est autant un hommage au blues qu’un manifeste d’indépendance artistique.
Là où d’autres figures du rock se contentent de recycler leurs gloires passées, Slash trace sa route, fidèle à ses racines. Live at the S.E.R.P.E.N.T. témoigne d’un artiste qui joue avec le cœur, pour le simple bonheur de la musique. Et si les Guns N’ Roses semblent figés dans le temps, Slash, lui, continue d’évoluer, guitare à la main, sourire en coin.
Pas besoin d’en faire des tonnes : si vous avez aimé Orgy of the Damned, ce live est un indispensable. Authentique, vibrant et terriblement groovy.

✅ Les + | Feeling pur Groove omniprésent Excellente cohésion de groupe. |
❌ Les - | Réservé aux amateurs de blues plus qu’aux fans de hard pur. |







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